LES BOUQUINISTES DES QUAIS
BOUQUIN : Etymologie : mot hollandais « boeckin », petit livre.
La tradition des bouquinistes débute aux alentours du xvie siècle avec des petits marchands colporteurs. Sous la pression des libraires, un règlement de 1649 interdit les boutiques portatives et l’étalage de livres sur le Pont Neuf. Le pouvoir à l'époque était assez soucieux de limiter les marchés parallèles non soumis à la censure. Les libraires ambulants sont donc, selon la période, chassés puis réintégrés sous agréments.
Le terme « bouquiniste » apparaît dans le dictionnaire de l'Académie française en 1789. En 1859, des concessions sont mises en place par la ville de Paris et les bouquinistes peuvent s'établir à des points fixes. Chacun a droit à 10 mètres de parapet pour un droit annuel de tolérance de 26,35 F et 25 F de patente. Les ouvertures se font du lever au coucher du soleil. Enfin, c'est en 1930 que les dimensions des « boîtes » sont fixées.
Installés sur plus de trois kilomètres le long de la Seine et déclarés Patrimoine Mondial de l’UNESCO, les 240 bouquinistes parisiens exploitent 900 « boîtes vertes » où sont exposés quelque 300 000 livres anciens d'occasion et un très grand nombre de revues, timbres et cartes de collection.
Petite, quand je me promenais sur les quais avec ma maman, j’étais littéralement fascinée par ces libraires, et leurs drôles de boites.
En effet, j’étais persuadée que ces commerçants habitaient dedans, et mon imagination carburait à fond : « comment font-ils, les messieurs, pour voir clair dedans ? Ils peuvent tenir debout ? Y a-t-il un escalier secret donnant accès à d’autres pièces cachées en dessous ?
Je ne peux longer ces quais sans avoir un petit sourire nostalgique en les voyant, mais … je me penche quand même pour voir le fameux escalier secret.
Ben quoi ?

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